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Le PSG, une véritable auberge espagnole

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Cervantes règne en maître. Depuis les signatures de plusieurs joueurs hispanophones l’été dernier au PSG, la géographie linguistique du vestiaire a sensiblement évolué. « Maintenant, beaucoup parlent espagnol ensemble, a confirmé ce mardi Thomas Tuchel. C’est facile pour eux, mais ce n’est pas grand-chose. Cela ne crée pas de clans spéciaux. »

Alors que l’italien s’était imposé comme la langue dominante à partir de 2012 avec la signature de nombreux éléments issus de la Serie A (Pastore, Sirigu, Ibrahimovic, Thiago Silva, Verratti, Cavani, Marquinhos), l’espagnol connaît aujourd’hui un regain de vitalité. Les signatures de Navas, Icardi, Herrera, Sarabia et Rico l’été dernier ont modifié la donne. Désormais, la moitié de l’effectif est capable de s’exprimer en espagnol ou en maîtrise au moins des notions comme l’Italien Marco Verratti (qui passe souvent ses vacances à Ibiza) et le Brésilien Thiago Silva. Au point que cette langue est devenue la langue officieuse du club, quand le français en est le média officiel.

Neymar a ainsi pu se rapprocher d’Icardi

Cette arrivée de joueurs sud-américains ou originaires de la péninsule ibérique a déjà modifié le son à l’intérieur du vestiaire. Désormais, avant et après les rencontres, la sono crache moins de rap français et plus de reggaeton ou de musique hispanique et brésilienne. La langue espagnole a aussi permis de tisser des liens entre des joueurs qui auraient peut-être mis plus de temps à établir des connexions.

Ainsi Neymar, qui la parle parfaitement depuis ses quatre années passées à Barcelone, s’est rapproché de l’Argentin Mauro Icardi, quand les deux joueurs effectuaient leur remise en forme mi-novembre. La star brésilienne peut aussi facilement s’entretenir avec Kylian Mbappé qui maîtrise l’anglais et possède de bonnes notions d’espagnol. A contrario le numéro 10 parisien n’échange guère avec Gueye, Kimpembe ou Meunier, ces trois-là ne parlant pas un mot d’espagnol ou de portugais.

Le PSG, une véritable auberge espagnole

C’est un des revers de la forte poussée de l’hispanisme dans le vestiaire du Paris Saint-Germain. Certains éléments comme Juan Bernat ou Neymar, mais aussi Di Maria, font aujourd’hui de la résistance avec le français quand bien même l’Argentin a signé au club en 2015. Leur rareté devant la presse, après les rencontres, est directement liée à leur incapacité à jongler avec les complexités de la langue de Molière. Ceci même s’ils parviennent à en comprendre les mots et les phrases les plus courantes.

Draxler, Kehrer et Choupo-Moting, les bons élèves

A contrario, il y a quelques excellents élèves. Sans doute inspirés par Leonardo, qui parle cinq langues couramment, les Allemands Draxler, Kehrer et Choupo-Moting maîtrisent notre langue à la perfection. À peine débarqué dans la capitale l’été dernier, Ander Herrera a immédiatement adopté le français. Tout comme Thomas Tuchel, qui, quelques mois avant de signer au PSG, avait suivi un stage intensif de plusieurs semaines dans un institut linguistique en Belgique.

« Je parle français 90 % du temps, explique l’entraîneur du club. S’il me manque un mot ou une phrase, Papus (NDLR : Zoumana Camara, son adjoint français) va m’aider ou alors je parle en anglais. Mais dans ce cas-là, j’utilise seulement des phrases claires ou je me sers de la vidéo. C’est important, car si des joueurs nouveaux arrivent et ne comprennent pas le français, on peut expliquer en anglais. Ce sont les deux langues du club et j’ai l’impression que tout le monde comprend. » Dans les moments de stress, certains joueurs jurent pourtant avoir vu leur entraîneur se mettre en colère en allemand, sa langue natale, sur le bord de la touche. Ils n’ont rien compris. Mais c’était sans doute mieux ainsi.

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